L’épargne de précaution disponible se généralise et se focalise sur des placements qualifiés de sécurisés, garantis en capital.
Livret A et Livret de Développement Durable ont profité d’une collecte nette historique de près de 50 milliards € en 2012. L’intérêt général semble préservé par la Caisse des Dépôts en échange d’une rémunération réduite à 1.75% dès février.
Qu’en est il de l’intérêt de l’épargnant face à un niveau d’inflation moyen de 2% en 2012?
Le changement de cycle induit par le calendrier Maya a t il favorisé cet excès de frilosité?
Une mission de la Caisse des dépôts
Les établissements bancaires bénéficient d’un effet d’aubaine, initié par le gouvernement. L’augmentation des plafonds des dépôts des livrets apparaît pourtant contre cyclique au moment ou la volatilité des marchés côtoie des niveaux historiquement faibles et durables. L’investissement long terme, destiné à l‘entreprise, pourvoyeuse d’emplois et de croissance attendra.
Le fonds euro, garanti en capital, exclusivité française, focalise depuis plusieurs années notre épargne au détriments des placements en Unité de Compte qui ont difficilement résisté aux crises de confiance successives. Souvent considérés comme une solution de placement volatil, les placements en Unité de Compte focalisent la crainte d’une nouvelle dislocation des marchés.
Cette aversion aux risques profitent pour l’heure :
– Aux banques par la collecte de nouveaux dépôts.
– Aux assureurs, également, dont les contrats d’assurance vie regorgent de fonds euro constitués d’obligations d’Etats, obligations longuement considérées sans risque.
Le rendement des fonds euro s’érode au fil des années bien plus vite que le rythme de la décollecte générée par le risque souverain grec et autres états périphériques.
Depuis avril 2012, les écarts entre les dettes souveraines européennes se sont considérablement réduits à croire que l’univers de la finance s’est temporairement libéré de ses spéculateurs.
Les Etats auraient ils repris la maîtrise des évènements de façon durable ?
– L’Etat grand bénéficiaire, bénéficie in fine de conditions de financement à taux réduits historiquement exceptionnels.
Entretenir des taux réel s négatifs sur une classe d’actifs jugés sans risque à court terme, implique un moyen pour l’Etat de réduire mécaniquement sa dette mais entraîne pour l’investisseur un potentiel de revalorisation des actifs sur le long terme.
Dans le même temps, la performance des actions françaises de 15% en 2012 comme les performances des différentes classes d’actifs financiers exposées ci-dessous, apparaissent comme un mirage, dont l’origine semble irrationnelle au regard du contexte bancaire et de la situation grecque au bord de l’implosion. Beaucoup d’investisseurs ont manqué ce mouvement décrit sans volume et sans lendemain. Pourtant, devons nous qualifier de la sorte les performances affichées ci-dessous secteur par secteur?
Les marchés sont pragmatiques et laissent peu de champ aux incertitudes. Le consensus et la détermination politique* ont finalement répondu aux inquiétudes des marchés. Seul un guide, garant des réformes pouvait s’imposer dans de telles circonstances systémiques.
Dans la continuité de l’action menée par Mr Trichet à la tête de la BCE, la relève assurée par Mr Draghi fut déterminante.
*Voir News d’avril 2012 : EUREX INSTRUMENTALISE L’ELECTION PRESIDENTIELLE
Certains observateurs qualifient 2012 « l’année du DRAGHI »
En effet, le président de la BCE cristallise la reprise de confiance des marchés depuis cet été suite à :
– La mise en place du fonds Européen de Stabilité Financière (FESF)
– Au programme OMT de redressement des dettes périphériques (Outright Market Transaction)
– L’union bancaire européenne qui accordera à la BCE dès 2014 la supervision des banques dont les actifs seront supérieurs à 30 milliards € ou supérieurs à 20% du PIB du pays.
PLACE A L’AUDACE
2013 année transitoire, confirmera ou pas le retournement de tendance amorcé en 2012.
Le Consensus actuel orienté à l’achat sur les actions européennes ne doit pas inciter à confondre vitesse et précipitation. Le potentiel latent des entreprises mondiales parait tout aussi sous évalué.
Les facteurs techniques sont présents mais la faiblesse des volumes d’échanges laisse craindre un mauvais signal d’achat.
La contraction de l’activité financière continentale fragilise les marchés de capitaux européens au bénéfice de Londres qui réalise aujourd’hui plus de 60% des transactions financières libellées en €.
Le démantèlement annoncé de Nyse-Euronext, le transfert inexorable des activités de marchés au Royaume-Unis, en Suisse, Luxembourg, Asie cristallisent la pression sur les sociétés de gestion françaises. La volonté de Carmignac Gestion d’installer une antenne opérationnelle au Luxembourg entretient le doute. Que penser de l’annonce de Sir Cameron d’interroger ses concitoyens à rester ou non attachés à l’Union européenne ?
Les signaux économiques américains suggèrent une reprise économique outre atlantique. L’Europe serait elle suspendue au retour des investisseurs étrangers pour valider son propre processus d’investissement combien même plus de 340 milliards sommeillent sur les livrets sécurisés ?
Comme aux yeux de nos exilés fiscaux, le salut viendra t’ il d’ailleurs ?
Investir dans des actions d’entreprises issues de pays émergents serait il une tendance en vogue pour 2013 ?
Le retour de la confiance et la liquidité sur les marchés favoriseront ils un mode de gestion alternatif?
L’action, nouvel eldorado par défaut, sans doute, mais sous quelle forme ?
Gestion indicielle, OPCVM, courtier en ligne, Fonds structurés, obligations convertibles,
quelle solution pour quel le enveloppe d’investissement? Assurance vie, contrat de capitalisation, PEA, compte titre, capital investissement ?
Vous êtes indécis et préférez vous satisfaire du rendement négatif de votre épargne bientôt rémunérée à 1.75% ?
Un rendement promis, proche de 4% brut apparaît rapidement comme nul après inflation et fiscalité. Le manque de projets installe la certitude de se morfondre au risque de jalouser toute prise d’initiative.
La loi de finance 2013 a épargné pour l’heure le secteur de l’assurance vie porteuse de nombreuses solutions d’investissements.
Pour autant, des aménagements sont perceptibles. Un allongement des délais de détentions sont envisagés pour pouvoir bénéficier d’une fiscalité toujours moins accommodante.
En contrepartie, l’investisseur devra t il attendre une nouvelle incitation fiscale pour orienter son épargne vers des UC ?
En d’autres termes, l’aval régalien devient il incontournable pour admettre que les UC ne soient plus un fruit défendu? Pourquoi attendre plus longtemps ?
PGF PATRIMOINE vous accompagne dans votre cheminement de placement car ne rien entreprendre au regard des paramètres exposés apparait comme un risque certain. Le CONSENSUS n’implique pas pour autant la PRECIPITATION
La prise en considération de votre profil investisseur et la mise en place d’un protocole entre le conseiller et le client sécurise la prise d’initiative.
Le renforcement de la règlementation en la matière contraint à un certain formalisme.
La recommandation de l’ACP du 8 janvier 2013 en est une récente illustration.
Recommandation-2013-R-01-de-l-ACP
La prise en compte de vos objectifs et contraintes sont autant d’éléments pour vous orienter vers des supports d’investissements et des fonds appropriés.
Le mode de détention dépendra de vos objectifs dans la durée.
Le degré de sophistication sera le reflet de vos convictions pour vous orienter vers les supports et contenus adéquats. Une prise de risque progressive reflète votre profil investisseur recueilli par votre conseiller de façon régulière.
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Au contact de prestigieuses institutions financières et de leurs gérants, PGF Patrimoine vous propose des solutions patrimoniales et d’investissements sur mesure.
Le risque est grand d’attendre 2014 pour se positionner sur les marchés financiers, pour autant, « Dans le monde des affaires, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise. »
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